Dix supporters du Stade Brestois ont comparu lundi 2 novembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Brest, dans le cadre de l’enquête sur les violences survenues après la rencontre de Ligue 1 entre Brest et Lens, le 20 avril 2025. Ils sont poursuivis pour « participation à un attroupement armé ».
Ce soir-là, une cinquantaine de supporters brestois encagoulés se seraient rassemblés sur la RN12, au niveau de l’échangeur de Gouesnou, afin de tenter d’intercepter des véhicules transportant des supporters lensois. Des battes de baseball et des barres de fer auraient notamment été utilisées. Des projectiles et des fumigènes ont été lancés contre les véhicules, tandis que certaines voitures ont fait demi-tour en empruntant la chaussée à contresens.
Un blessé et plusieurs véhicules endommagés
Les faits ont provoqué d’importants dégâts matériels. Un minibus lensois a notamment été touché par des éclats de verre, blessant une personne à l’œil, tandis qu’un autre véhicule a eu une porte arrachée. L’affaire s’inscrivait dans un contexte de tensions après une première attaque, survenue le même jour, contre des supporters brestois qui déjeunaient près d’une plage.
« C’est insupportable qu’un sport puisse générer de la violence pour quelque motif que ce soit », a déclaré le substitut du procureur Antoine Bouriaud.
Le magistrat a décrit une volonté de « faire un match retour ou de se faire justice soi-même » et a dénoncé un « comportement primaire, animal ». Les dix prévenus, âgés de 21 à 35 ans, exercent notamment comme comptable, intérimaire, mécanicien ou chauffeur, selon les éléments présentés à l’audience.
Des réquisitions allant jusqu’à six mois ferme
Le parquet a demandé des peines différenciées, avec des relaxes pour deux prévenus et des condamnations pour les autres. Les réquisitions portent sur :
- des peines de quatre mois de prison avec sursis à six mois de prison ferme ;
- des amendes comprises entre 1 000 et 2 000 euros ;
- une interdiction de stade de trois ans.
Une vingtaine de supporters lensois avaient également été arrêtés dans le cadre de l’attaque initiale. Certains ont été mis hors de cause, tandis que d’autres font l’objet d’une composition pénale ou d’une procédure de plaider-coupable. Le tribunal correctionnel de Brest doit rendre sa décision en janvier 2027.