Didier Deschamps devait retrouver Bayonne, sa ville natale, mardi à l’occasion d’un match des légendes organisé par Pascal Olmeta. Son absence a privé la ville basque d’un hommage attendu. Le futur sélectionneur des Bleus y avait commencé le football à l’Aviron Bayonnais, avant de partir très jeune pour poursuivre sa formation.
Un départ vers la Jonelière à 14 ans
En 1983, alors âgé de 14 ans et demi, le jeune milieu de terrain rejoint le centre de formation du FC Nantes. Le changement est important pour l’adolescent, qui quitte Bayonne et son environnement familial pour s’installer à La Jonelière, dans un cadre marqué par la discipline et les exigences de la formation nantaise.
« Quand je suis parti de Bayonne à 14 ans et demi pour intégrer le centre de formation de Nantes, ça n’a pas été facile tous les jours. L’éloignement familial, la discipline, l’exigence… C’était un autre monde. »
Le joueur avait été repéré lors de sélections régionales avec la Ligue d’Aquitaine. Son profil attire alors l’attention de Gilles Rampillon et de Jean-Claude Suaudeau, respectivement impliqué dans la formation nantaise et dans la direction sportive du club selon le récit rapporté par sports.fr. Les responsables du FC Nantes décèlent chez lui une maturité déjà marquée.
Le FC Nantes devance Bordeaux
Les Canaris ne sont pas les seuls à s’intéresser au jeune Bayonnais. En 1982, les Girondins de Bordeaux tentent également de convaincre sa famille. Claude Bez, alors président du club bordelais, se déplace lui-même au domicile des parents du joueur. La proposition financière de Bordeaux est présentée comme particulièrement importante, mais Deschamps finit par prendre la direction de Nantes.
- Club formateur de départ : Aviron Bayonnais
- Âge du départ : 14 ans et demi
- Destination : centre de formation du FC Nantes
- Année de l’arrivée à La Jonelière : 1983
Avec le recul, Deschamps a expliqué que ses qualités ne se limitaient pas à ses aptitudes techniques ou athlétiques. Son caractère et son influence sur le collectif avaient également été observés dès ses débuts à Nantes.
« Quand je suis arrivé à Nantes, je n’étais ni le plus rapide, ni le plus technique. Mais j’avais cette haine de la défaite et une capacité à organiser les autres qu’ils ont tout de suite repérée. »
Cette étape nantaise constitue ainsi le premier grand tournant du parcours du Bayonnais, avant la suite de sa carrière au plus haut niveau.